Fishing Times Blog

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Compte rendu du début de saison 2018

Bonjour à tous,

Je rédige ces lignes pour vous faire part du début de saison pendant que l’ami David se trouve sagement devant ses cahiers 😉

La saison truite commença en fanfare avec un super séjour en Bretagne où nous fîmes tous deux quelques jolis poissons sur de petits ruisseaux car les rivières habituelles se trouvaient impraticables à cause des fortes précipitations des jours précédents.

Une sublime truite bien sombre postée en plein courant ayant succombé à l’animation apporté par David sur son leurre.

Quelques prises de vue ci-dessous d’un parcours de pêche privé, mais néanmoins ouvert à la fréquentation. Le spectacle de ces eaux tumultueuses en valait le détour !

Après l’excitation de l’ouverture redescendue, nous planifions quelques semaines plus tard avec Valentin, un ami pêcheur habitué aux eaux calmes des étangs à brochets, de se retrouver pour un après-midi de pêche à la truite avec pour objectif de lui faire sortir sa première fario.

Une fois arrivé sur le spot, notre motivation est à son maximum ; la température est idéale, de même pour le débit et la teinte de l’eau. Nous commençons tous deux par prospecter à la cuillères tournante en ramenant lentement vers l’amont. Le premier poisson ne se fait guère attendre et après une dizaine de minutes pêche, une jolie truite avoisinant les 40 cm sort de sous un rocher pour s’emparer de ma cuillère aussi doucement que majestueusement. Une superbe touche très atypique mais le poisson se décrochera avant sa mise à l’épuisette.

Après ce bon moment, une bataille de nerfs se met en place entre la rivière et nous ; Malgré notre acharnement à ratisser tous les postes que nous offre les lieux, en changeant de type de leurre et de style d’animation, nous ne croisons pas le moindre poisson pendant quatre heures, la densité de pêcheurs n’arrangeant pas les choses.

Ce n’est que sur la fin du parcours, dans une fosse crée par une petite cascade, après un lancé à l’aplomb d’une souche, qu’une jolie truite sort de sa cachette et suit mon leurre sur plusieurs mètres finissant par l’engamer. Malgré le fait que ce ne soit pas un poisson sauvage, un joli combat s’ensuit où la truite remonte puis redescend le courant à toute allure. Elle finira sa course folle dans l’épuisette tenue par Valentin puis retournera dans son élément après quelques photos.

Un beau poisson qui sauve la sortie mais l’objectif principal qui était d’initier Valentin à la truite n’est pas remplit, la prochaine fois espérons-le.

Les week-ends suivants furent impraticables à cause des fortes précipitations quotidiennes. Ce n’est que trois semaines après la dernière sortie que la météo me permit de retourner traquer la truite dans le ruisseau où je pêche depuis mon enfance. Une petite rivière qui serpente dans la vallée, peuplée de perches et de chevesnes mais surtout d’une belle quantité de truites parmi lesquelles se cachent de gros spécimens à l’abri dans les racines sous la frondaison n’y sortant que très rarement pour s’alimenter.

Je décide d’y aller l’après-midi, sur un parcours que je connais bien, assez courant où les truites, lorsqu’elles sont actives, aiment se cacher derrières les cailloux.

Le niveau d’eau est légèrement élevé et cette dernière est un peu piquée mais le charme des lieux est prédominant. J’y pêche pendant quatre heures sous une pluie continue sans voir le moindre poisson ; ni touche, ni suivi, rien. 

Je commence à désespérer et décide de changer de stratégie en prospectant une zone en amont avec un courant moins rapide et des postes plus profonds. Au bout de quelques dizaines de mètres c’est la délivrance, une petite fario vient saisir le leurre à mes pieds.

Ce n’est pas un poisson record mais il a le mérite de ne pas sortir tout droit d’une bassine et récompense une journée difficile.

Pour changer des eaux froides et oxygénées des rivières à truites, un week-end à Saint-Nazaire tomba à pic, me permettant de renouer avec les occupants du port que je n’avais pas revu depuis la fin de l’automne.

J’ai pour habitude d’y rechercher tout poisson disposé à attaquer mon leurre en privilégiant, d’après les précieux conseils d’habitués des lieux, une prospection en verticale le plus proche possible du fond en longeant la berge. Ce jour là aucun résultat avec cette méthode mis à part la mise au sec d’une moule accrochée au leurre. Je décide donc d’utiliser une technique plus lente et accroche un leurre souple en 2 pouces avec une petite tête plombée à mon bas de ligne.  Un lancer en plein milieu du grand bassin, là où les goélands attendent patiemment que le courant leur amène la nourriture, je laisse couler le leurre pendant une bonne trentaine de secondes pour qu’il atteigne le fond et commence à ramener en linéaire tout doucement en gardant contact avec les cailloux. A peine quelques tours de manivelle et un gros coup dans la ligne me réveille soudainement. Je continue à ramener à la même vitesse et quelques mètres plus loin une deuxième touche que je réussis à ferrer. Un joli combat débute avec le poisson car le bassin faisant une quinzaine de mètres de profondeur, il faut du temps pour amener son adversaire à la surface. Pendant ce temps le cerveau pense uniquement à quelle espèce va sortir de l’eau cette fois-ci tout en espérant que le poisson ne se décroche pas avant. A l’issue du combat c’est finalement un petit lieu jaune avec de superbes couleurs qui verra la lumière du soleil ce jour.

Ce fût l’occasion de tester pour la première fois l’ensemble Benkei 7-28g avec le Stradic 2500, un combo parfaitement adapté à l’occasion qui pourra sans problème faire face à des poissons beaucoup plus jolis ou plus combatifs comme l’aspe. Un article est d’ailleurs à venir sur la réalisation d’un stickbait à bar/aspe.

A bientôt,

Louis

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