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Premières bretonnes printanières

Profitants des belles journées de mai, nous prévoyons quelques jours en avance, juste le temps de se préparer, un week-end en Bretagne avec l’ami Valentin, le boudé des truites. L’objectif étant qu’il sorte enfin sa première truite (sauvage avec un peu de chance).

Il passe me chercher le samedi matin et nous avalons les kilomètres qui nous distancent de nos chères truites bretonnes.

Nous arrivons sur le premier spot, juste le temps d’enfiler les waders et de passer le fil dans les anneaux que nous voilà entrain de descendre la pente qui nous sépare de la rivière. Malgré le fait que la saison se trouve déjà bien avancée, la rivière est assez haute et l’eau est un peu piquée, une légère inquiétude s’installe. Nous finissons quand même notre descente jusqu’au cours d’eau et nous apprêtons à pêcher. Je prends quelques secondes afin d’essayer de lire le fil de la rivière bien différent qu’à la période estivale et repère un gros rocher, à quelques mètres en amont de nous, longé par une grosse veine d’eau. Je lance sans trop d’attention en plein milieu de cette dernière, la cuillère touche l’eau, se met à tourner, quelques coups de manivelle et s’arrête. Pendant une fraction de seconde je crois m’être accroché à l’un des cailloux jonchant le lit de la rivière … mais non, je réalise ensuite que c’est bel et bien notre première truite du séjour, qui finira sa course dans l’épuisette ! Valentin est, tout comme moi, assez stupéfait. Depuis le temps que je lui parlais de la Bretagne et de sa belle densité de farios, le voilà servi.

Nous continuons notre remontée de la rivière le moral gonflé à bloc et avec la certitude que les poissons sont actifs. Seul problème, nous nous trouvons actuellement sur une berge interdite à la pêche, coutume assez répandue sur les rivières de première catégorie. Afin d’éviter d’éventuels ennuis, nous tentons à plusieurs reprises de traverser le puissant courant mais toutes nos tentatives furent soldées par un échec à cause de trous trop profonds ou de rochers glissants trop dangereux en plein courant. La dernière tentative sera celle de trop et arrivé à mi distance de la berge opposée, un appui instable sur un rocher en plein courant me fait glisser et je chute inévitablement dans l’eau. Un amusant spectacle pour Valentin qui ne peut retenir ses rires. L’eau est rentrée dans les waders mais heureusement la météo affiche un grand soleil pour la journée, ils vont pouvoir sécher. Suite à cette mésaventure, nous décidons de renoncer et de reprendre la voiture pour arriver directement sur la rive opposée.

C’est reparti et nous recommençons à pêcher, les touches s’enchainent avec énormément de décrochés pour ma part pendant que Valentin apprivoise petit à petit la rivière tout de même assez imposante et pas évidente à pêcher quand on en n’a pas l’habitude.

Nous continuons notre prospection entrecoupée par quelques pauses pour faire le plein de protéines ainsi que pour faire voler le drone de Valentin nous permettant d’admirer la beauté de cette vallée sauvage d’un point de vue aérien (La vidéo du séjour est disponible ici).

 

Ce n’est qu’arrivés aux 2/3 du parcours que j’entends des cris derrière moi. Je me tourne et trouve Valentin avec sa première truite au bout du fil, moulinant à toute vitesse afin de ne pas la perdre. Je me dépêche de le rejoindre pour l’épuiseter et prendre quelques photos.

Le poisson est loin d’être un monstre mais un sentiment de joie et de soulagement se joint à nous, la mission est accomplie. Nous continuerons sur ce parcours jusqu’à la fin de la journée mais ce sera notre dernier poisson sortit à causes des innombrables décrochés.

Le lendemain c’est réveil à l’aube afin de profiter un maximum de l’activité matinale des truites et aussi d’arriver avant les autres pêcheurs car ce parcours, plus petit que celui de la veille, est assez convoité du fait de sa beauté ainsi que de sa richesse piscicole.

Le challenge est de sortir un poisson lors des cinq premiers lancers et de pêcher un maximum aux leurres durs plutôt qu’à l’ARS, qui nage toute seule dans les eaux bretonnes, afin de rajouter un peu de piment et de rencontrer de nouvelles sensations lors de la touche. Tout comme la veille, la première truite ne se fait pas attendre et s’empare, au bout de quelques lancés, du leurre passé au ras de la berge dense en fougères.

Le reste de la session, hormis une baisse d’activité d’une demie heure en fin de matinée, sera ponctuée par une multitude de touches avec une grosse quinzaine de poissons sortis sur la moitié du parcours pour ma part.

Un super week-end avec un pêcheur de truites en devenir, malheureusement comme toujours un peu trop court mais en espérant y revenir très bientôt.

A bientôt,

Louis

2 réponses à “Premières bretonnes printanières”

  1. Bel article sur le léguer, faut bien reconnaître qu’ à la cuillère ou à la mouche, C est la misère, il y a une multitude de petites truites, certes, mais faut vraiment être chanceux pour taper qq chose qui dépasse 25cm ..

    • Oui c’est sûr que c’est rare mais les petites truites permettent de passer de bons moments au bord de l’eau pour peu qu’on évite d’utiliser de gros hameçons triples !

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